Les présidents
américains
dans l'histoire

  • George Washington

    (1789 à 1797)

    Héros de l’indépendance des Etats-Unis face à l’occupant anglais, Georges Washington devient le 4 mars 1789 le 1er président américain. Symbole de la libération du pays, son nom sera donné à la nouvelle capitale fédérale dès 1790.

  • John Adams

    (1797-1801)

    Vice-président de Georges Washington et leader de la guerre d’indépendance, John Adams succède à Georges Washington le 4 mars 1797. Il est le 1er des présidents américains à résider à la Maison Blanche. C’est sous son mandat que se déroule la « quasi-guerre » entre la France et les Etats-Unis.

  • Thomas Jefferson

    (1801-1809)

    Thomas Jefferson fait partie, avec John Adams notamment, des rédacteurs de la Déclaration d’indépendance de 1776. Thomas Jefferson est un homme politique, mais également un homme de sciences, inventeur, et proche des Lumières. Sous sa présidence le pays rachète, en 1803, la Louisiane à la France napoléonienne. Il s’ouvre ainsi l’accès au Mississipi et double la surface des Etats-Unis.

  • James Madison

    (1809-1817)

    4e président des Etats-Unis, James Madison est un des co-auteurs de la Constitution américaine. Il a été le protégé de Jefferson et son ministre des Affaires étrangères. Sous sa mandature, il doit gérer la guerre entre la France et le Royaume-Uni. Pour la 1re fois de sa jeune histoire, les Etats-Unis brisent leur neutralité et déclarent la guerre à la Grande-Bretagne. Commence alors la seconde guerre d’indépendance, qui prendra fin en 1814 avec le traité de Gand.

  • James Monroe

    (1817-1825)

    James Monroe, 5e président des Etats-Unis est le dernier à avoir été un héros de l’indépendance. Élu en 1817, James Monroe est l’auteur de deux décisions qui ont marqué l’histoire de la démocratie américaine. La 1re, connue sous le nom de « doctrine Monroe » officialisant la volonté des Etats-Unis d’influer sur le continent américain, la fin de la colonisation européenne sur le continent et la non intervention américaine dans les affaires européennes. La seconde, plus controversée, « le compromis du Missouri » sur l’esclavage.

  • John Quincy Adams

    (1825-1829)

    John Quincy Adams est le fils du 2e président des Etats-Unis, John Adams. Il est le 1er président à n’avoir pas participé à la guerre d’indépendance. Aux élections de 1824 il n’obtient la majorité ni au suffrage universel, ni de la part des grands électeurs. C’est pourtant lui que désigne la Chambre des représentants. Sans soutien ni majorité, le président John Q. Adams n’a pas pu marquer sa présidence de mesures phares. Comme son père, il ne fera qu’un mandat.

  • Andrew Jackson

    (1829-1837)

    Héros de la guerre de 1812, Andrew Jackson était le plus acharné des opposants de John Quincy Adams. Il est le 1er président à être élu au suffrage universel. En 1830, le président Jackson ratifie la décision du Congrès demandant l’expulsion des indiens de la côte est, et leur installation sur la côte ouest. Les indiens nomme cette déportation « la Piste des larmes ». Sa présidence, qualifiée souvent d’autoritariste, a marqué profondément l’histoire des Etats-Unis.

  • Martin Van Buren

    (1837-1841)

    Le 8e président des Etats-Unis est confronté, dès le début de son mandat, à la crise économique de 1837. Opposé dans un premier temps à l’intervention du gouvernement fédéral dans la gestion de la crise économique, il décidera pourtant, à la fin de son mandat, de la création d’une banque centrale fédérale, limitant l’inflation. Dans la lignée d’Andrew Jackson, dont il fut le vice-président, Martin Van Buren poursuit la déportation des indiens vers l’ouest.

  • William Henry Harrison

    (4 mars 1841 - 4 avril 1841)

    William Henry Harrison est le 1er président des Etats-Unis à mourir avant la fin de son mandat. Il est également le président qui a exercé le plus court mandat du pays. La mort soudaine du 9e président déclenche une crise constitutionnelle.

  • John Tyler

    (1841-1845)

    Le vice-président de William Henry Harrison prête serment le 6 avril 1841, résolvant ainsi la crise constitutionnelle déclenchée lors de la mort soudaine de son prédécesseur. John Tyler devient ainsi le 10e président des Etats-Unis. C’est sous son mandat que le Texas est annexé et devient ainsi le 28e état du pays. C’est également sous sa présidence qu’est utilisé pour la 1re fois la procédure d’impeachment.

  • James Knox Polk

    (1845-1849)

    Candidat du parti démocrate, James Knox Polk est le 11e président des Etats-Unis. Au prix d’une guerre contre le Mexique, il annexe la Californie et le Nouveau Mexique. L’Oregon devient également un des états du pays. Si la carte des Etats-Unis, à la fin de la présidence de Polk est très proche de celle d’aujourd’hui, l’annexion des états du sud déclenchera la guerre de Sécession.

  • Zachary Taylor

    (5 mars 1849 - 9 juillet 1850)

    Zachary Taylor est le deuxième président à décéder en cours de mandat. Nationaliste, le président Taylor pousse le Nouveau Mexique et la Californie, à inscrire leur statut non-esclavagiste dans leur constitution, sans respecter le cheminement législatif fédéral. Cet état de fait bouscule l’équilibre entre le nombre d’états esclavagistes et les abolitionnistes, jusqu’alors en nombre égal.

  • Millard Fillmore

    (1850-1853)

    Vice-président, Millard Fillmore devient président au moment du décès prématuré de Zachary Taylor. Favorable à un compromis concernant les tensions entre esclavagistes et abolitionnistes. Ce compromis, qui a plutôt servi de trêve momentanée, déclarait notamment la Californie comme un état libre, l’abolition de la traite négrière dans le district de Columbia, le statut officiel de territoire au Nouveau Mexique.

  • Franklin Pierce

    (1853-1857)

    Franklin Pierce est élu au moment où la situation semble apaisée, les états respectant le compromis signé sous son prédécesseur. Cette accalmie ne dure pas. La politique expansionniste de Pierce, et surtout la promulgation du Kansas-Nebraska Act en 1854 brisent l’accord de 1820 sur l’égale répartition des états abolitionnistes et esclavagistes. Désormais, selon cette loi, il revient aux populations de décider elles-mêmes de la classification de leur état.

  • James Buchanan

    (1857-1861)

    Il est le 15e président des Etats-Unis. Buchanan est considéré comme le président ayant causé la guerre de Sécession, alors même que celle-ci débute après son mandat. James Buchanan a pesé de tout son poids pour imposer l’entrée du Kansas en tant qu’état esclavagiste, entraînant la colère des états du nord. En 1860, le parti démocrate présente deux candidats à l’investiture, un pour les états du nord, l’autre représentant des états du sud. L’élection du républicain Abraham Lincoln, n’est alors qu’une formalité.

  • Abraham Lincoln

    (1861-1865)

    Sept états du sud, refusant d’être gouvernés par un républicain, font sécession avant la prise officielle du pouvoir par Abraham Lincoln. La guerre débute le 12 avril 1861, lors de la prise du fort de Sumter par les états dits « confédérés ». En effet, la guerre civile américaine oppose les états de l’Union, majoritairement abolitionnistes, menés par Lincoln aux 11 états du sud, esclavagistes, dirigés par Jefferson Davis. Il faudra 4 ans pour que l’union l’emporte. Cette victoire fonde l’unité nationale américaine et abolit définitivement l’esclavage. Réélu pour un second mandant, en 1864, Lincoln est assassiné le 14 avril 1865 par un proche des sudistes.

  • Andrew Johnson

    (1865-1869)

    Andrew Johnson prend la présidence à la suite de l’assassinat de Lincoln. Il officialise la fin de la guerre de Sécession et amnistie tous les dirigeants Confédérés. Il oppose son veto à la loi qui garantit l’égalité des droits pour les esclaves émancipés. Cette politique lui vaut une procédure de destitution de la part du Congrès. Celle-ci échoue à une seule voix.

  • Ulysses S. Grant

    (1869-1877)

    Général des forces de l’Union lors de la guerre de Sécession, Ulysses S. Grant est le 18e président des Etats-Unis. C’est sous son 1er mandat qu’est adopté le 15e amendement, garantissant le droit de vote pour tous les citoyens, sans distinction de « race » ou de « couleur ». Pour autant, la ségrégation demeure dans le sud du pays.

  • Rutherford Birchard Hayes

    (1877-1881)

    L’élection de Rutherford B. Hayes est la plus contestée de l’histoire américaine. Perdant au vote populaire, il est tout de même élu par la commission électorale, à une voix près. Il consacre son mandat à apaiser les tensions entre nord et sud, notamment en faisant entrer dans son gouvernement des membres des états du sud ou en retirant définitivement les dernières troupes de soldats de ces états. En 1877 il est confronté à la première grande grève du pays, celle des cheminots.

  • James Abram Garfield

    (4 mars 1881-19 septembre 1881)

    Il est le 20e président des Etats-Unis. Le second à être assassiné. James Abram Garfield avait lancé, avant sa mort, une profonde réforme de la fonction publique, pour lutter contre la corruption et les réseaux d’influence. Cette réforme est finalement adoptée par son successeur.

  • Chester Alan Arthur

    (1881-1885)

    Chester Alan Arthur termine le mandat de son prédécesseur. Il poursuit la réforme de la fonction publique engagée le président Garfield. Ainsi, en 1883 est signé le Rutherford Birchard Hayes. La présidence d’Arthur est également marquée par une loi interdisant l’immigration de personnes considérées comme une « poids » pour la société américaine : handicapés mentaux, criminels, malades, etc. Il s’oppose, par deux fois, à la limitation de l’immigration chinoise.

  • Grover Cleveland

    (1885-1889)

    Grover Cleveland est le président américain à avoir le plus souvent utilisé son droit de veto. Farouchement opposé à l’intervention de l’état fédéral, dans les affaires privées, il refuse notamment la pension votée pour tous les vétérans de la guerre de Sécession ou l’aide fédérale adoptée par le Congrès en 1887, aux agricultures texans victimes d’une forte sécheresse. Il tente de réduire les droits de douane, mais se heurte aux partisans du protectionnisme.

  • Benjamin Harrison

    (1889-1893)

    Il est le petit-fils du 9e président, William Henry Harrison. Son mandat est marqué par le débat autour des droits de douanes. En effet, ceux-ci très élevés ont créé un excédent budgétaire. L’état fédéral voulant revenir à l’équilibre, Benjamin Harrison valide la proposition du Congrès : l’importation du sucre est détaxée ; les producteurs sont dédommagés par l’état fédéral. A la fin du mandat, l’excédant s’est évaporé et d’une manière générale l’économie du pays vacille.

  • Grover Cleveland

    (1893-1897)

    Grover Cleveland est le seul président des Etats-Unis à avoir exercé deux mandats non successifs. Sa présidence commence en même temps que la crise économique de 1893. Cette crise, la plus importante que le pays ait alors connue, entraîne la faillite de plusieurs entreprises et voit, pour la 1re fois, le chômage toucher plus de 10% de la population. Sa mandature est également marquée par l’entrée de l’Utah dans la liste des états fédéraux.

  • William McKinley

    (1897-1901)

    Le 20 avril 1897, un mois après l’élection de William McKinley, le Congrès déclare la guerre à l’Espagne, pour l’indépendance de Cuba. La défaite de l’Espagne en août 1898 permet aux Etats-Unis de négocier l’annexion de Porto-Rico et le contrôle des Philippines. De plus, le 7 juillet 1898, l’archipel d’Hawaï devient territoire des Etats-Unis. Élu pour un second mandat, William McKinley est assassiné par Léon Czolgosz, un anarchiste. Il meurt de ses blessures le 14 septembre 1901.

  • Theodore Roosevelt

    (1901-1909)

    Après l’assassinat de William McKinley, Theodore Roosevelt alors vice-président prend les rênes du pays. Le 6 décembre 1904, Roosevelt donne son interprétation de la doctrine Monroe. Le « corollaire Roosevelt » sonne la fin de la neutralité des Etats-Unis, et justifie ainsi l’expansion territoriale du pays. En effet, Roosevelt souhaite ouvrir le passage par le Panama. Il soutient donc la rébellion panaméenne face à la Colombie. Interventionniste, Roosevelt interviendra dans la guerre entre le Japon et la Russie en 1905. Il obtient le prix Nobel de la paix en 1906.

  • William Howard Taft

    (1909-1913)

    Dans la lignée de Theodore Roosevelt, William Howard Taft, n’hésite pas à prôner l’interventionnisme. Il envoie d’ailleurs l’armée soutenir les rébellions au Nicaragua et intervient directement dans la guerre civile au Honduras. L’objectif est, dans le deux cas, de protéger les intérêts américains. D’une manière générale Taft veut accroître l’influence des Etats-Unis sur le monde, notamment en développant le commerce international.

  • Woodrow Wilson

    (1913-1921)

    Woodrow Wilson remporte les élections de 1913 à la suite d’une triangulaire qui voit s’affronter deux candidats républicains. Président alors que la Première guerre mondiale débute en Europe, il déclarera, dans un premier temps, la neutralité des Etats-Unis. Il faudra attendre le 2 avril 1917, et le second mandant de Wilson, pour que le Pays déclare officiellement la guerre à l’Allemagne. En 1918, à la fin de la guerre, il pousse à la création de la Société des Nations. Il obtient d’ailleurs le prix Nobel de la paix en 1919. Dans le même temps, la présidence de Wilson est marquée par la création de la Réserve fédérale en 1912 mais également par l’envoi de troupes au Mexique, et en République Dominicaine. Le 18 décembre 1917, l’amendement instaurant la prohibition est ratifié. En 1920, le Congrès déclare « illégal » le Parti communiste américain.

  • Warren Gamaliel Harding

    (1921-1923)

    Warren Gamaliel Harding est élu sur un programme isolationniste et non-interventionniste. Son court mandat voit l’immigration limitée, la politique protectionniste s’accroître (avec notamment l’augmentation des droits de douanes). Il meurt le 2 août 1923 d’une pneumonie. Son mandat est entaché de multiples scandales.

  • Calvin Coolidge

    (1923-1929)

    Le 2 août 1923, Calvin Coolidge devient le 30e président des Etats-Unis. Succédant à Harding, Coolidge doit retrouver la confiance des électeurs, le mandant précédant ayant été entaché par les affaires. Profitant de la bonne situation économique, période connue sous le nom de « Roaring Twenties » (les vingt rugissantes), Coolidge est réélu en 1924.

  • Herbert Hoover

    (1929-1933)

    Herbert Hoover, républicain comme ses deux prédécesseurs est élu quelques mois à peine avant le « Jeudi noir » d’octobre 1929. C’est donc sous son mandat que les Etats-Unis s’enfoncent dans la Grande Dépression. Le taux de chômage explose. En 1932, candidat à sa propre succession, Herbert Hoover perd largement les élections.

  • Franklin Delanoe Roosevelt

    (1933-1945)

    Démocrate, Franklin Delanoe Roosevelt est le seul président américain a avoir effectué plus de deux mandats consécutifs. Il gouverne en effet le pays pendant 12 ans. Élu en pleine crise économique, le président Roosevelt engage le pays sur la voie de la relance économique. Intervention de l’état dans l’économie, taxation des fortunes, politique de grends travaux. C’est le fameux « New Deal ». Son 3e mandat marque l’entrée en guerre des Etats-Unis dans la Seconde guerre mondiale. Le 7 décembre 1941, la base américaine de Pearl Harbor est bombardée par l’armée japonaise. Le président Roosevelt est présent lors de la conférence de Yalta en 1945, dont il fut à l’initiative. Il meurt le 12 avril 1945, quelques mois après le début de son 4e mandat.

  • Harry S. Truman

    (1945-1953)

    En tant que vice-président Harry S. Truman succède à Roosevelt. C’est sous son commandement que sont larguées, les 6 et 9 août 1945 les deux bombes atomiques sur Hiroshima et Nagasaki. Ces bombardements entraînent la capitulation du Japon le 2 septembre 1945. Les Etats-Unis lance le Plan Marshall le 5 juin 1947. Les deux grands vainqueurs USA et URSS s’accordent sur un partage d’influence mondiale lors des conférences de Téhéran, Potsdam et de Yalta. Cette entente se termine avec le lancement du plan Marshall le 5 juin 1947. Ce sont désormais deux blocs qui s’opposent : les Etats-Unis et l’URSS. Le président américain est l’auteur de la « Doctrine Truman », inscrivant officiellement la lutte contre le communisme, et donc l’endiguement, dans la politique américaine. Lors de son second mandat, les Etats-Unis de Truman s’engagent dans la Guerre de Corée. Ils soutiennent et arment la Corée du Sud, contre la communiste Corée du Nord.

  • Dwight D. Eisenhower

    (1953-1961)

    Le 26 juillet 1953, quelques mois après son élection, Dwight D. Eisenhower annonce la fin de la guerre de Corée. Le pays est désormais divisé en deux. En Iran, Eisenhower intervient pour replacer le Shah à la tête du pays. Sur le plan intérieur, il nomme le sénateur Mac Carthy à la tête d’une commission visant à chasser les communistes des administrations américaines. Le mandat d’Eisenhower voit aussi les premières victoires du mouvement des droits civiques. En décembre 1955, en Alabama, Rosa Parks est condamnée pour avoir refusé de laisser sa place à un blanc. Martin Luther King exige alors le boycott des bus de la ville par les noirs. En novembre 1956 les lois ségrégationnistes de l’état sont déclarée illégales par la Cour Suprême.

  • John Fitzgerald Kennedy

    (1961-1963)

    35e président des Etats-Unis, le démocrate John Fitzgerald Kennedy succède à Eisenhower, battant Richard Nixon. C’est sous sa présidence qu’ont lieu les crises les plus aigues de la guerre froide. L’opération « Baie des cochons » du 17 avril 1961 visant à renverser Fidel Castro à Cuba est un échec. En revanche, lors de la crise « des missiles » de Cuba, l’URSS fini, le 28 octobre 1962, par renoncer à l’installation d’armement censé protéger l’île. Le 13 août, le mur de Berlin se construit. Kennedy décide de ne pas intervenir. L’escalade est évitée, la « détente » s’installe entre les deux puissances. Sur le plan intérieur, Kennedy engage le pays dans la conquête de l’espace en lançant le programme Apollo. Le 22 novembre 1963, en plein campagne pour sa réélection, Kennedy se rend à Dallas, au Texas. Il est assassiné, devant les caméras, par Lee Harvey Oswald.

  • Lyndon B. Johnson

    (1963-1969)

    A la mort du président Kennedy, Lyndon B. Johnson, en tant que vice-président, prend la direction de l’état. Il poursuit les réformes sur les droits civiques lancées par son prédécesseur. Est promulgué, en 1965, le Voting Rights Act qui supprime les limitations au vote des noirs. Le 4 avril 1968, Martin Luther King est assassiné par un ségrégationniste. Sur le plan extérieur, Johnson s’enfonce dans la guerre du Vietnam. La campagne électorale de 1968 est profondément marquée par le conflit.

  • Richard M. Nixon

    (1969-1974)

    Arrivé au pouvoir en pleine guerre du Vietnam, de plus en plus impopulaire, Richard Nixon finit par céder. Il annonce le retrait des troupes américaines du pays. Les Accords de Paris mettant fin au conflit sont signés en janvier 1973. Après sa rencontre avec Brejnev à Moscou, les deux hommes signent les accords SALT I et ABM sur la limitation des armements nucléaires des deux puissances. En 1971, Nixon met fin au système Bretton Wood. C’est la fin de la convertibilité du dollar en or. Cette mesure ouvre la voie à la spéculation sur la monnaie. La fin du mandat de Nixon correspond également au 1er choc pétrolier. Éclaboussé par le scandale du Watergate, Nixon est contraint de démissionner le 9 août 1974.

  • Gerald Ford

    (1974-1977)

    La démission de Nixon, à la suite du Watergate, permit à Gerald Ford de devenir le 38e président des Etats-Unis. Dès sa nomination Ford décide de gracier Nixon. Son mandat est marqué par la crise économique successive au choc pétrolier de 1973. L’opinion publique le considère incapable de redresser le pays, marqué par le chômage et l’inflation. Il perd les élections de 1976, faisant de lui le seul président américain à n’avoir jamais été élu.

  • Jimmy Carter

    (1977-1981)

    Le démocrate Jimmy Carter est élu en 1977. A la tête des Etats-Unis, il intervient dans les conflits internationaux : en 1979, les Etats-Unis accueillent le Shah d’Iran, après la révolution islamique. C’est sous son mandat que l’URSS envahit l’Afghanistan. Sous sa médiation, à la suite des accords de Camp David, le 1er traité de paix israélo-égyptien est signé. Il rétrocède enfin le canal du Panama au Panama. Sur le plan intérieur il échoue à redresser totalement l’économie du pays, toujours marqué par la crise.

  • Ronald Reagan

    (1981-1989)

    L’ancien acteur devient le 40e président des Etats-Unis. Les premières semaines de présidence de Ronald Reagan sont mouvementées. C’est le jour de son investiture que sont libérés les 52 otages américains détenus depuis 1979 par la République islamique d’Iran en représailles à l’accueil du Shah par les Etats-Unis. De plus, le 30 mars 1981, le président est victime d’une tentative d’assassinat. Républicain, Reagan insiste sur le désengagement de l’état fédéral. Alors qu’il relance les hostilités dans la Guerre Froide lors de son premier mandat, Ronald Reagan voit en 1989 la chute du Mur de Berlin. Le 3 décembre 1989, marque la fin officielle de la Guerre Froide.

  • George H.W. Bush

    (1989-1993)

    George H.W. Bush, ancien directeur de la CIA et vice-président de Ronald Reagan poursuit la politique mise en place par son prédécesseur. Sa présidence est marquée par les conflits internationaux. Il donne son aval pour destituer militairement Manuel Noriega le dirigeant autoproclamé panaméen. Le 2 août 1990 l’Irak de Saddam Hussein envahit le Koweit. Les Etats-Unis entrent rapidement en guerre sous le contrôle de l’ONU. C’est la première guerre du Golfe, rapidement gagné par les forces de la coalition. Cette victoire de George Bush ne lui permet pas de remporter les élections de 1992, les américains lui reprochant notamment le taux de chômage élevé.

  • William J. Clinton

    (1993-2001)

    William J. Clinton, appelé Bill Clinton, est le 42e président des Etats-Unis. A son arrivée au pouvoir, le pays est affaibli : chômage au plus haut, budget déficitaire, etc. Il bénéficie de la reprise économique des années 1990, il lance de nombreuses réformes sociales. Cependant, celle sur le système de santé américain, prévoyant une assurance santé pour tous les citoyens américains sera bloquée par le Congrès. Convaincu de parjure dans l’affaire Lewinsky (il nie avoir eu des relations intimes avec l’ancienne stagiaire de la Maison Blanche), Bill Clinton évite de justesse une procédure de destitution lancée par le Congrès.

  • Georges W.Bush

    (2001-2009)

    Le fils de George H. W Bush devient à son tour président en 2001 à la suite d’une élection remportée après un recomptage des voix. La présidence de George W. Bush est profondément marquée par les attentats du 11 septembre. A la suite de cette journée, George W.Bush fait d’Oussama Ben Laden, le commanditaire des attentats l’homme à abattre. C’est en suivant cet objectif que les troupes américaines entrent en Afghanistan. Parallèlement le président américain ouvre le centre de Guantanamo, sur l’île de Cuba. Les prisonniers, accusés de terrorisme, y sont retenus dans le secret le plus total. En 2002, George W. Bush accuse le régime de Saddam Hussein de détenir des « armes de destruction massive ». La guerre est déclarée le 20 mars 2003 lorsque les troupes américaines envahissent l’Irak. Il est réelu en 2005, sans contestation cette fois. Critiqué pour sa gestion de la guerre, en 2008 la crise des subprimes éclate. George W Bush termine son 2e mandat au plus bas dans les sondages.

  • Barack Obama

    (2009-)

    Barack Obama est le 44e président des Etats-Unis. Il est le premier président noir. Il gagne largement les élections contre le républicain John McCaine. Au moment de son élection il annonce la fermeture de camp de Guantanamo. Il retire définitivement les troupes américaines d’Irak en 2011. Sur le plan intérieur, il lance une réforme du système de santé américain, obligeant tous les américains à être couverts par une assurance-santé, sous peines de sanctions financières. Barack Obama est candidat pour un second mandat. Il sera opposé au républicain Mitt Romney.

Aux Etats-Unis, les élections présidentielles ont lieu tous les quatre ans. Le président élu devient certainement un des hommes les plus puissants du monde, à la tête de la nation la plus influente. Fondé en 1776, le pays a joué un rôle, depuis 1914 et la Première Guerre mondiale, dans tous les grands conflits mondiaux : Seconde guerre mondiale, Guerre froide, conflit israélo-palestinien, etc. Ce site propose de comprendre le système électoral américain, en répondant à des questions simples : qu’est-ce qu’un état fédéral ? Comment est élu le président américain ? Quels sont ses pouvoirs ? Il revient également, à travers une chronologie illustrée d’images d’archives, sur l’histoire des présidents américains, de George Washington à Barack Obama.